Du deuil à l’entreprise : l’histoire des Plumes funéraires
Que se passe-t-il quand un membre de la diaspora décède en France et que sa famille veut l’inhumer en Afrique ? C’est une question que beaucoup d’entre nous préfèrent ne pas se poser. Diana et Hinda, elles, en ont fait leur métier.
Une idée née d’expériences vécues
Deux femmes, deux mamans, deux entrepreneures. Tout commence par des histoires personnelles et des rapatriements qui les marquent. Elles constatent un décalage frappant : en France, l’accompagnement est très encadré ; une fois le cercueil arrivé en Afrique, certaines familles se retrouvent seules face à l’organisation. Plutôt que de rester spectatrices, elles décident de créer Les Plumes funéraires.
Ce qu’elles racontent dans l’interview
- pourquoi elles ont choisi le secteur funéraire et repris une formation ;
- la difficulté de financer un projet de ce type ;
- la réalité de l’entrepreneuriat quand on est mère de famille ;
- les premiers mois sans clients ;
- l’accompagnement des familles endeuillées et le rapatriement d’un défunt de la France vers l’Afrique ;
- les différences culturelles autour de la mort.
La question de la deuxième génération
Un passage m’a particulièrement touché : celui des enfants de la diaspora, nés ou grandis en France, qui se demandent où ils voudraient reposer. Ici, là-bas ? La réponse n’a rien d’évident, et elle dit beaucoup de notre double appartenance.
Entreprendre, c’est parfois identifier une difficulté vécue par d’autres et décider d’y apporter une solution.
C’est exactement pour mettre en lumière ces parcours que j’ai lancé Kakojar. Une discussion humaine, sur un sujet difficile mais nécessaire.





